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	<title>Nouvelle Laurentine / Hors les Murs</title>
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	<description>&#034;Il y eu d'abord les for&#234;ts, puis les cabanes, puis les cit&#233;s, puis les acad&#233;mies savantes&#034; cette r&#233;flexion de Giambattista Vico (1668-1744) reprise par Robert Harrison en ouverture de son ouvrage &#034;For&#234;ts, essai sur l'imaginaire occidental&#034; est le fil conducteur des diff&#233;rents Opus propos&#233;s par la Maison Laurentine depuis 2010.
Cette manifestation s'attache chaque ann&#233;e &#224; retrouver le plaisir de la rencontre avec les visiteurs, &#224; brouiller les pistes artistiques conventionnelles, &#224; provoquer des surprises : ceci afin de cr&#233;er les conditions d'une conversation ouverte, d&#233;complex&#233;e et stimulante.
Sur Giambattista Vico</description>
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		<title>Nouvelle Laurentine / Hors les Murs</title>
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		<title>You Died Your Meat</title>
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		<dc:date>2014-03-02T19:00:43Z</dc:date>
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		<dc:creator>Patrick De Geetere</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es Patrick De Geetere consacre, dans le silence et la solitude toute sa vie &#224; la peinture. &lt;br class='autobr' /&gt;
1- MOI &#171; Dans cette chambre est n&#233; Patrick de Geetere. &#187; C'est ce qu'a &#233;crit le Docteur Schweitzer au bas d'une photo en noir et blanc. C'est un pavillon de son h&#244;pital. D'une fl&#232;che rouge, il indique l'une des fen&#234;tres. Comme si le docteur avait eu la pr&#233;monition que ce petit homme n&#233; l&#224;, tr&#232;s vite, oublierait tout de ses origines et appartenances. Ma m&#232;re espagnole, &#233;migr&#233;e &#224; Bordeaux, avait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.laurentine.net/opus-5/oeuvres/" rel="directory"&gt;Oeuvres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1688 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.laurentine.net/local/cache-vignettes/L500xH661/patrick-de-geetere_0546-545ac.jpg?1417368908' width='500' height='661' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es Patrick De Geetere consacre, dans le silence et la solitude toute sa vie &#224; la peinture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- MOI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans cette chambre est n&#233; Patrick de Geetere. &#187; C'est ce qu'a &#233;crit le Docteur Schweitzer au bas d'une photo en noir et blanc. C'est un pavillon de son h&#244;pital. D'une fl&#232;che rouge, il indique l'une des fen&#234;tres. Comme si le docteur avait eu la pr&#233;monition que ce petit homme n&#233; l&#224;, tr&#232;s vite, oublierait tout de ses origines et appartenances.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma m&#232;re espagnole, &#233;migr&#233;e &#224; Bordeaux, avait rejoint mon p&#232;re, ing&#233;nieur minier flamand, &#224; Lambar&#233;n&#233; au Gabon. Et puis, presque aussitot,, elle &#233;tait repartie avec moi. Je devais avoir un an ou deux. Mon p&#232;re, lui aussi, quittait l'Afrique, peu apr&#232;s, pour se joindre &#224; l'abb&#233; Pierre /1955. Il &#233;tait l'un des cinq premiers d'Emmaus.Quatre ans apr&#233;s, on a retrouv&#233; son corps sur le bas-c&#244;t&#233; d'une route menant &#224; Chartres. On a dit, un p&#232;lerinage et la tuberculose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, mes origines, elles se sont fabriqu&#233;es en tranches, avec ma vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
LSD, ces trois lettres ont &#233;t&#233; tr&#232;s t&#244;t primordiales pour moi, plus que 68. Je les ai fr&#233;quent&#233;es environ 200 fois en deux ans, 1970/71, je crois. D&#232;s le d&#233;but, elles m'ont ouvert les portes de l'Etre par intermittence, comme en pointill&#233;, mais indubitablement l'Etre ! C'est pour cela, pour moi &#224; cette &#233;poque, en France, il me semblait que l'on comprenait la R&#233;volution de mani&#232;re un peu &#233;triqu&#233;e. En 68 aussi. ilsi cherchaient cela, sans le savoir, &#224; tatons, barbotant encore dans l'Avoir. A commencer par s'apartenir, se poss&#233;der. Debord, oui, mais alors Debord tout seul, comme Duras tout seul ou Godard tout seul, papillonnaient autour du m&#234;me lampion, ou presque..&lt;br class='autobr' /&gt; Vers 1971, j'ai pu nommer mes premi&#232;res origines, celles de la terre qu'emprunt&#232;rent mes pieds six ans durant, l'Inde, le Japon, mais la Cor&#233;e surtout. C'est un mauvais livre qui m'a ouvert le chemin, &#034;Le Zen&#034; d'Alan Watts. Lui aussi avait, comme beaucoup d'autres, surtout aux USA, go&#251;t&#233;, aval&#233; et chi&#233; l'Etre avec la vague montante du psych&#233;d&#233;lisme. C'&#233;taient mes amis de c&#339;ur. Et d'autres, avant encore, Michaud bien s&#251;r, Ginsberg, Huxley, Burrough, Baba Ramdas et tous les autres que je ne connais pas. Il conviendrait aussi de citer Artaud, Daumale &#8230; je ne suis pas s&#251;r&#8230; Ils ont sans doute rencontr&#233; la folie &#233;blouissante, oui.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ocre, le rouge et le noir, ce sont les couleurs de l'Asie pour moi et le bleu aveuglant des pieds de l'Everest, Thubten Choling, Kangyur Rimpoche, Kalu...&lt;br class='autobr' /&gt; Dans un recoin des montagnes de Cor&#233;e, celui que j'ai choisi, Ku San, ma&#238;tre d'un monast&#232;re Zen, &#171; Mu &#187;, &#171; rien &#187;, &#224; en baver les cervelets dans la glace cass&#233;e &#224; 2 heures du matin, pour se laver les pieds et regarder furtivement la lune avant de rentrer s'asseoir, 4 heures avant le premier d&#233;jeuner. S'asseoir 14 heures, dormir 4 heures, puis laver les choux par centaines, nus dans le torrent, et dans des cruches &#233;normes, aligner une couche de choux, de sel, de poisson, de piment, les doigts rouges qu'on dirait du Soutine et la morve et le ciel bleu avec ses corbeaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; la peinture comme je l'embrasse, en tout cas, la naissance de la ligne, du son, de la couleur, de la mati&#232;re &#224; s'en &#233;corcher les id&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt; Et puis 6 ans apr&#232;s, le retour en France avec une femme. Je l'ai rencontr&#233;e aussi loin que c'&#233;tait possible de la langue maternelle qu'elle ne parlait pas ni l'anglais non plus et moi le cor&#233;en comme un enfant dans un avion &#224; boire du whisky tout le long. Elle s'appelait Young Ja/Femme droite,, Comment parcourir en ligne droite un chemin aux milles d&#233;tours ? &lt;br class='autobr' /&gt; A Paris, un BEPC en main, je passe les Beaux-Arts surtout sans y mettre les pinceaux et les Arts D&#233;co. Ah ! grande rencontre, ce que je cherche ; le son, l'image, la parole, la peinture, la po&#233;sie et tout &#231;a en mouvement ; la vid&#233;o, pas le video-art des artistes, non, avec du pognon j'aurais saut&#233; &#224; pieds joints dans le 35.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tout cas, c'est le carambolage, &#233;corch&#233;, explos&#233;, griff&#233;, coup&#233;/coll&#233;, mont&#233; papa Godard ! La joie des terrains vagues, au dessus de la mer avec Catherine, la femme &#224; la fourrure et deux fois le soleil se lever, bonsoir NYC, Television, Patty Smith, Arto Lindsay, Marc Ribot, Massacre, Suicide, la nouvelle vague et mon troisi&#232;me film &#171; Clouds of glory &#187; apr&#232;s &#171; New facts about cement &#187; et sous mes pieds la terre am&#233;ricaine, celle de l'immense Am&#233;rique, g&#233;n&#233;reuse, celle que Basquiat dessine avec du caf&#233; et du ketchup sur des nappes en papier avant d'aller se faire foutre. &#171; Clouds of glory &#187;, premi&#232;res gloires &#224; Paris, rencontre avec Sobelman &#224; Ex-Nihilo, il veut faire du commerce artistique/ bon c&#339;ur, c'est la noyade. J'ai le temps sur un coin de table de griffonner &#034;Fugitives in black &amp; white &#187;, &#171; Fuck you dreams this is heaven &#187;, &#171; A capela &#187;, &#171; Les contaminations &#187;, &#171; De doute et de gr&#226;ce &#187; qui me permet de marier Delphine Seyrig et Tuxedomoon, un vieux r&#232;ve. Mais d&#233;j&#224; Ex-Nihilo devient Agathe. A point nomm&#233;, je rencontre Pierre et le CICV et tout le reste, Neplaz, Larcher, GianiToti, les larmes &#224; l'envers, surtout au d&#233;but ; le laboratoire, pas les portes ouvertes, des &#034;terres blanches&#034;,non, des ombres la nuit qui d&#233;barquent bagages dans la neige pendant que d'autres qui viennent juste de l&#226;cher les studios grignotent un bout dans la vieille cuisine et que Pierre nous nourrit de son intarissable g&#233;n&#233;rosit&#233;. Ma premi&#232;re rencontre avec un vrai producteur ! Mon premier film chez lui ; &#171; En pire &#187; pourquoi ? parce qu'il me laisse les studios et leurs tableaux de bords de boeings &#233;normes &#224; la seule condition que je me pointe sans monteur, sans sc&#233;nario ni d&#233;but d'id&#233;e, ni texte, ni rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Proposition ass&#233;n&#233;e, pari tenu ! Merci Pierre, je r&#233;alise mon premier vrai film. Avant pendant 10 ans, des essais, des fragments, des bouts de ci et de l&#224;. Un film exp&#233;rimental, on dira... la belle blague. G&#233;nial disait la presse vid&#233;otique. Et Pierre en redemande et c'est la trilogie &#171; En pire / Jeanne / Stupa ... Maman s'en va.&lt;br class='autobr' /&gt; Suivent &#171; Le palais de cristal &#187;, &#171; Fado &#187;, &#171; Tathata &#187;, &#171; Anoiceter &#187;, &#171; Milonga &#187;, &#171; L'histoire des heures &#187; et &#171; Campagne &#187; dedicated to Anne platoniquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre-temps, sous mes pieds a d&#233;fil&#233; la terre latine, Pise, Venise, les cinq terres, Lisbonne mais surtout Rio et Sao Paulo. Salut Bambozzi, celui qui m'a ouvert Diamantina et Oro preto, obrigado ! Trop &#224; dire... Dans ma vie, je n'ai jamais pu dissocier la spiritualit&#233;, les femmes et l'Art. Tout ce que j'ai fait peut &#234;tre associ&#233; &#224; un nom de femme/ma&#238;tresse/m&#232;re/s&#339;ur/fille/putain/assistante et quoi d'autre &#224; aimer, p&#233;trir, embrasser, d&#233;chirer, baiser, s'accrocher, supplier. Rencontres miraculeuses, d&#233;parts cataclysmiques. 1999, d&#233;part de Cathy, ma femme de 11 ann&#233;es, exil &#224; Marseille o&#249; Neplaz, mon ami, me porte &#224; bout de bras pendant un an et puis Patricia, la carioca londonienne rallume le feu et quel feu !.. vite &#233;teint un an apr&#232;s qui me laisse en loque. En pire, oui, finalement, ces raclures d'images, perc&#233;es, ray&#233;es, mont&#233;es comme un terrain vague. J'aime les b&#233;ances disait L&#233;onard, c'est par l&#224; que la lumi&#232;re entre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- L'ART&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fallait bien passer de la consommation au spectacle dans tous les domaines. L'art l'a fait tr&#232;s bien dans le sien. Vieille ou jeune pute &#233;dent&#233;e, &#224; part exception, c'est de la marchandise, pas peur d'&#234;tre ignoble si &#231;a rapporte gros. Alors l'Art &#233;ructant tes pustules, t'es devenu impronon&#231;able. Je pr&#233;f&#232;re &#171; Po&#233;sie &#187;, sais pas pourquoi, peut-&#234;tre plus difficile &#224; p&#233;n&#233;trer par les gens bien. La bite trop petite, le portefeuille trop plein. Howl, allez-vous faire foutre ! De Rimbaud &#224; Ginsberg en passant par Dylan le Bob, la po&#233;sie musique/peinture/cin&#233;crite, je la vois partout, pas tout le temps, le temps comptabilise, le temps tue, il suffit de regarder.&lt;br class='autobr' /&gt;
La po&#233;sie est ! Tu es cela camarade !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bouddha mal nettoy&#233;, ton c&#339;ur sent la pisse et ta robe &#224; tout c&#339;ur nous dit : Vous &#234;tes rien/tout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- PEINTURE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'&#233;tonner de voir quelqu'un qui, sa vie durant, s'est adonn&#233; au cin&#233;ma, se remettre &#224; la peinture &#224; un &#226;ge avanc&#233;. J'y vois deux raisons majeures. D'abord, un geste en r&#233;sistance &#224; la d&#233;valuation path&#233;tique g&#233;n&#233;rale d'&#224; peu pr&#232;s tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, celle de l'art contemporain et sa manie d'inclure dans ses manifestations des r&#233;f&#233;rences mis&#233;rables au cin&#233;ma via la vid&#233;o, mais alors des r&#233;f&#233;rences tronqu&#233;es. Ce que l'on ne trouve plus dans les chutiers des salles de montage, on le trouve tron&#231;onn&#233;, r&#233;p&#233;t&#233;, emp&#226;t&#233; &#224; l'emporte-pi&#232;ce, mais surtout d&#233;pourvu de ce que l'on appelait il y a encore peu la Pens&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre raison, c'est Halloween la citrouille magique perc&#233;e de ses six trous par o&#249; nous parvient la lumi&#232;re model&#233;e par la forme des orifices qu'elle emprunte. Il me pla&#238;t de penser que chacun des orifices repr&#233;sente la conscience de la vue/peinture, du son/musique, du toucher ce qu'on voudra et ainsi de suite jusqu'&#224; la conscience de la pens&#233;el/panoramique, d'o&#249; proc&#232;derait tous nos Beaux-arts, ornement magnifique, non pas du march&#233; mais de la Vie retrouv&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourquoi celui qui la mettrait sur sa t&#234;te pourrait encore parler de peinture et se d&#233;lecter des distinctions, comme on sait si bien le faire dans l'Hexagone ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peindre justement comme on filme, pour &#233;viter de dire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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