img1026|center> Avertissement : Ce mémo est destiné à l’information des utilisateurs du site internet de la Maison Laurentine. Il n’engage que son auteur. Même si ce texte tente d’être au plus près des échanges, des oublis et erreurs involontaires peuvent être relevés, merci aux participants de cette rencontre de les signaler. Les sous titres et quelques « ndlr » ont été introduits par la rédactrice.
10 décembre 2010 à Arc-en-Barrois (52) « Oui au Parc », une assemblée générale pas tout à fait comme les autres : conviviale et instructive
La maison Laurentine a participé à l’AG de OUI au Parc cet tant que membre du CA de cette association.
Pour l’essentiel, la réunion a été de type information et débat sur le GIP de préfiguration du Parc National entre Champagne et Bourgogne (PNECB). Pour ce faire OUI au Parc avait invité le directeur de Parcs Nationaux de France (Gérard Petit) ainsi que le Président (Guy Durantet) et le Directeur (Christophe Gallemant) du GIP (dont le siège est à Leuglay).
Après les excuses faites aux Préfet de Haute marne, Maire de Leuglay et Président de la Maison de la forêt, qui ont regretté de ne pouvoir se rendre disponibles, le 1er adjoint d’Arc en Barrois a formulé quelques phrases d’accueil et laissé la parole aux organisateurs et invités.
Eléments de synthèse de l’intervention de Gérard Petit (Parc nationaux de France)
1/ Petit détour historique
La première réserve naît aux États-Unis (ndlr : où Abraham Lincoln, le 30 juin 1864, déclare terrain public inaliénable) la vallée du Yosemite en Californie. C’est cependant Yellowstone qui doit être considéré comme premier parc national au monde. Il a été créé par la loi du 1er mars 1872.
Les USA : Un pays qui découvre son histoire au travers de ses grands espaces
C’est donc au 19ème siècle que sont créés les premiers parcs nationaux, aux Etats Unis, par un peuple qui découvre et se forge une histoire au travers de la découverte de sa géographie et de ses grands espaces.
Des artistes qui jouent un rôle majeur de révélation d’un patrimoine naturel
Dès le démarrage les artistes ont joué un rôle majeur de révélation , notamment Ansel Easton Adams célèbre photographe et écologiste américain, connu pour ses photographies en noir et blanc de l’Ouest américain, et plus particulièrement du Parc National de Yosemite (ajout du rédacteur : sans oublier le peintre américain George Catlin qui de retour d’un voyage dans l’Ouest, propose une politique de protection par le gouvernement d’un « parc contenant hommes et bêtes dans toute la beauté sauvage de leur nature »)
Ainsi donc les créateurs des premiers parcs nationaux ont manifesté une triple volonté :
Conserver la beauté des paysages tant était grande leur stupéfaction face à de telles beautés
Partager ce patrimoine ; volonté mise à mal et trahie par la spoliation vécue par les populations indiennes alors même que ces dernières vivaient en harmonie avec leur territoire
Préserver les ressources pour mieux les exploiter durablement
1960 : Une création des parcs nationaux plus tardive en France mais la 1ère loi du genre
Ce n’est que le 22 juillet 1960, bien après la majeure partie des autres pays européens, que le statut de parc national est créé en France, par une loi élaborée par le Ministère de l’Agriculture. Ce retard peut en parti s’expliquer par les dégâts et les pertes humaines particulièrement lourdes en France de la guerre de 14/18 qui ont mobilisé tous les efforts sur la reconstruction du pays et non sur préservation d’espaces protégés.
La loi n°60-708 du 22 juillet 1960 (ndlr : pour la petite histoire, sont au pouvoir : De Gaulle, Debré et… Malraux) relative aux parcs nationaux lance le coup d’envoi des premières initiatives. Cette loi vise notamment à freiner les effets de la pression touristique qui s’exerce sur la montagne et à lutter contre la désertification des zones rurales liée à l’industrialisation du pays.
Liste et dates de création des Pars Nationaux (Dénomination, Date de création, Région(s)
Parc national de la Vanoise, 6 juillet 1963, Rhône-Alpes
Parc national de Port-Cros, 14 décembre 1963, PACA
Parc national des Pyrénées, 23 mars 1967, Midi-Pyrénées Aquitaine
Parc national des Cévennes, 2 septembre 1970, Languedoc-Roussillon
Parc national des Écrins, 27 mars 1973 Rhône-Alpes, PACA
Parc national du Mercantour, 18 août 1979, PACA
Parc national de la Guadeloupe, 20 février 1989, Guadeloupe
Parc amazonien de Guyane, 27 février 2007, Guyane
Parc national de la Réunion, 5 mars 2007, La Réunion
Après une période d’essoufflement, un rebond avec le rapport Giran et la loi du 14 avril 2006 réformant les parcs nationaux http://www.vie-publique.fr/actualit...
Ainsi outre la Guyane et la Réunion qui sont déjà créés,
sont en préfiguration sous forme de GIP : les Calanques et le Parc National entre Champagne et Bourgogne
est à l’étude : un Parc en Zone Humide (dont la localisation n’est pas encore arrêtée)
2/ Bref rappel sur les fondamentaux
Les principes fondamentaux qui président à la création d’un parc national
Un territoire exceptionnel du fait d’une combinaison entre nature er culture
Un patrimoine naturel d’une très grande richesse
Des activités humaines compatibles et valorisantes
Les principaux objectifs
Se donner une visibilité nationale et internationale
Se doter d’une politique exemplaire et intégrée de protection et de gestion du patrimoine naturel et culturel
Promouvoir l’éducation à la nature
3/ Quelques repères juridico – administratifs
Le présent memo ne reprend pas là les clarifications apportées par Mr Petit car pour l’essentiel chacun peut les trouver sur le « questions /réponses » de la préfecture de Haute Marne (http://www.haute-marne.pref.gouv.fr/articles/demarches-admin-3939-parc-national/parc-national-h158.html)
4/ points d’échanges avec la salle
Les échanges ont porté sur :
Le budget : jusqu’alors l’Etat finance les parcs à hauteur de 66 M€, soit 80% du budget global des Parcs (de 5 à 8 M€ par Parc).
Le(s) périmètre(s) : ils ne sont pas encore figés ; la charte (et son périmètre d’adhésion) et le décret (cœur et périmètre optimal) les arrêteront
L’adhésion de la commune d’implantation du centre d’énergie atomique et la toujours délicate confrontation entre production agricole bio, raisonnée, raisonnable et plus intensive : des sujets qui seront mis à l’étude au regard de l’équilibre à trouver entre développement économique, préservation de l’environnement et solidarités sociales.
L’appellation du parc : l’usage du sigle PNECB est à prohiber, une préférence se manifeste pour « Parc national entre Champagne et Bourgogne » mais … les puissants producteurs de Champagne contre attaquent et protègent l’appellation… à suivre
La composition du prochain conseil de développement économique, social et culturel (CDESC) : 30 membres maxi (peut–être un tout petit peu plus) ; pas de cumul entre Bureau, CA et CDESC ; 7 groupes thématiques
Constitution de l’équipe du GIP : 5 profils de poste sont publiés et mis en ligne : secrétaire administrative ; chargé(e)s de communication, de biodiversité, de développement touristique, d’ingénierie juridique et financière.
En conclusion : les personnes invitées se sont prêtées au jeu des questions/ réponses avec beaucoup de simplicité et ont évité la langue de bois (ironie du terme pour des responsables d’un parc forestier)
Les membres du Bureau de OUI au parc ont animé cette rencontre et sa présidente Fabienne Bécot Ansault a clôturé la rencontre en rappelant le rôle actif de l’association tant lors l’émergence du projet de parc que dans les contributions que l’association peut apporter au sein des instances du GIP.
L’AG statutaire de OUI au parc se tiendra début 2010 et sera l’occasion sans nul doute d’avoir des nouvelles fraîches de l’avancée du Parc.
Marie Solange Dubès
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