Raphael Pépin

Raphaël Pépin vivait et travaillait à Colmier en Haute Marne.
Né en 1948

"Il marche entre deux mondes
 
L’œuvre de Raphaël Pépin, ses recherches sur sa propre concep‐
tion de la peinture l’on conduit à découvrir son âme pour créer 
une réalité, sa vision d’une autre vie. Peut‐être, l’artiste fait‐il 
partie de ces génies qui, en avance sur leur temps, anticipaient 
le monde futur ? 
 
Pensé comme une entité agissante, le médium pictural évolue 
sur la toile pour qu’éclate la vision de l’artiste. Les arbres, les 
paysages, l’architecture élémentaire, les filles, prennent alors un 
caractère mystérieux et décousu, comme le créateur. 
 
Il est pourtant parfaitement possible de cerner chez Raphaël Pé‐
pin les préalables biographiques, les expériences marquantes de sa vie qui, s’ajoutant à ses dispositions innées, laissent une 
empreinte indubitable sur sa motivation intérieure et sur ses capacités de création. 
 
Diplômé de l’Ecole Normale de Musique de Paris, Raphaël Pépin a enchaîné les expériences, pour arriver à cette « suite logi‐
que » qu’est la peinture. En réalité, la toile attendait depuis longtemps que Raphaël y inscrive ses rêves, autre réalité de la 
vie. Ce n’est qu’après avoir connu l’adversité que l’artiste s’est jeté à l’eau. Il ne pouvait plus lutter contre cette « nécessité 
intérieur », point épineux de son activité artistique. C’est son expression pictural qui nous révèle des indices sur ses pensées 
les plus profondes. 
 
Dans une mise en scène érotique de la vie, la femme, telle la déesse‐mère de Gauguin, a un message à nous donner. Mais 
lequel ? Lentement, nous entrons dans l’univers de la peinture. Dans une simplicité évidente, la toile livre sa vérité. Les plans 
se confondent avec les perspectives, c’est le début du grand changement, la marche entre les mondes. Le spectateur est bai‐
gné par la lumière primordiale que reflètent les vides blancs sur la toile. C’est l’incarnation d’une utopie. 
 
Toujours dans cette quête de vérité, le spectateur est invité à prendre place sur un siège pour effectuer un voyage vers la 
réalité. Une sorte de mécanique formelle se propage et envahit le spectateur pour lui communiquer l’idée d’un monde basé 
sur des archétypes élémentaires."

Quand ?

De l’oubli…

Dans les dernières séquences de son film "La honte" (1968), Ingmar Bergman fait dire à l’un de ses personnages : "je me souviens que je dois me souvenir de quelque chose d’important mais j’ai oublié quoi". Quelques années plus tôt, Georges Bataille écrivait : « Nous ne pouvons nier que l’humanité présente a égaré le secret (...) de se donner à soi-même un visage où elle pût reconnaître la splendeur qui lui appartient » ("La part maudite", 1949).

et de la trace (...)

Nous souhaitons convier les visiteurs à découvrir des parcours dans l’art contemporain, à se perdre et se trouver dans les différentes explorations et visions que proposent les artistes.
Il s’agit de comprendre les enjeux des différentes approches artistiques : cette compréhension permet de se (...)

Maison Laurentine
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