Sylvain Taillard

Originaires de Tourcoing, Sylvain et Pierrick Taillard ont choisi Roubaix pour se lancer. En novembre 2005, ils créent l’agence Piks Design, une agence de design.
« J’ai créé l’agence avec mon frère et ma belle-soeur », explique Sylvain Taillard. Eux terminaient une école de design à Valenciennes, lui des études d’administration des entreprises à l’IAE de Lille. L’IAE, justement, lançait un master d’entrepreneuriat. Ils s’y sont inscrits pour mieux lancer Piks Design dans la foulée. « Nos profils sont complémentaires », glisse Sylvain Taillard.
Rejoints par Jordan Carlu, un spécialiste de la modélisation en 3D, ils sont montés en puissance « doucement mais sûrement ». L’ année, on a franchi un cap. On a doublé notre chiffre d’affaires par rapport à 2010 », indique Sylvain, qui a la casquette de responsable commercial et marketing.
Des produits pour Inesis, l’aménagement de l’espace enfants de l’aéroport de Lille et l’identité visuelle du V’Lille... Piks collectionne de belles références.
Touche-à-tout, les quatre de Piks Design créent aussi bien une friteuse industrielle pour une PME régionale, une lampe de bloc opératoire, un barbecue que des produits pour Inesis, une marque du groupe Oxylane. Ils aménagent l’espace enfants, pour Picwic, de l’aéroport de Lille-Lesquin, imaginent l’identité visuelle du V’Lille et ont été sélectionnés comme agence partenaire de la communauté urbaine de Lille. Parmi ses clients, Nature et Découvertes, Béaba, Alinéa, Grofillex...
« Ne pas être spécialisé, c’est une force de l’agence », estime Sylvain Taillard. « On arrive avec le regard le plus frais, le plus novateur possible. » Les grands groupes qui ont pourtant leur propre équipe de designers intégrés font parfois appel à l’agence roubaisienne.
La philosophie de Piks Design, c’est de toute façon d’être « co-créatif ». Travailler avec les designers maison, les bureaux d’études, les clients potentiels des entreprises, faire appel à leur propre réseau de spécialistes : voilà leur recette pour ne pas tomber à côté de la plaque. C’est bien beau de créer du beau, encore faut-il qu’il soit fonctionnel, utile et raisonnable en coût de production.

Quand ?

De l’oubli…

Dans les dernières séquences de son film "La honte" (1968), Ingmar Bergman fait dire à l’un de ses personnages : "je me souviens que je dois me souvenir de quelque chose d’important mais j’ai oublié quoi". Quelques années plus tôt, Georges Bataille écrivait : « Nous ne pouvons nier que l’humanité présente a égaré le secret (...) de se donner à soi-même un visage où elle pût reconnaître la splendeur qui lui appartient » ("La part maudite", 1949).

et de la trace (...)